Heredis 12

Mon album

Branche IRIBARNE

Voici comment s'amusait mon grand-père avec les enfants du village cités dans le livre "Qui veut jouer avec moi ?" de A. JAUREGUY :

"Les ânes sauvages d'Ostabat :
Dans cette forêt d'Iraty qui erre capricieusement d'une village à l'autre... il y avait une centaine d'ânes sauvages et, malgré leur malice et leurs ruades, les enfants étaient surs qu'ils aimaient s'amuser avec eux. Jamais un homme seul ne réussissait à les approcher et les Bohémiens n'ont dû qu'à leur nombre de pouvoir les capturer.
Les enfants, examinaient soigneusement la trace des sabots dans les endroits boueux. Ils connaissaient tout des points d'eau où les bêtes avaient coutume de venir boire....
Bientôt l'un d'eux cueillait la crotte fraîche. "Ca sent l'âne !" s'écriait aussitôt un vantard qui avait la prétention de flairer les ânes de loin. Un autre apercevait soudain, au dessus d'un buisson, une longue paire d'oreilles. Les uns à droite, les autres à gauche, ils bondissaient dans les fougères, dans les "touyas"... Enfin il réussissaient à cerner l'animal. Un moment, ils jouissaient de le tenir immobile dans leur cercle. Et puis, tous ensemble, ils se jetaient sur lui, en évitant les ruades.
Alors commençait l'opération difficile... Deux ou trois ruades lui suffisent pour expédier le léger cavalier à dix mètres devant lui, comme si son derrière était une fronde.
La bonne manière est de tourner le dos à l'animal pour se cramponner à sa queue ou à son derrière.
"Il faut serrer la queue entre les dents, par le bout. Et il faut se cramponner des deux mains et de chaque côté au poil des fesses.
Ces ânes qu'on n'avait jamais passé à la tondeuse étaient velus comme des ours. Le cavalier à peine accroché, les enfants tapaient sur l'âne et c'était magnifique. Il bondissait, s'arrêtait court, jouait à la bascule, se jetait dans les taillis de ronces, cognait son cavalier contre les châtaigniers, contre les chênes, se lançait dans une fuite éperdue, suivi par le cortège des moutards.


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